Histoire de La Verdière... suite
En 1256, quand les Castellane prennent le parti de Béatrice de Savoie contre Charles d’Anjou, le Comte de Provence leur confisque les terres de La Verdière et les donne aux Vintimille qui les garderont jusqu’en 1417 date à laquelle, par un legs de Philippe de Vintimille à son cousin germain de Castellane, elle reviendront dans l’apanage de la famille de Castellane jusqu’en 1613. Par le mariage, en secondes noces, d’Aymare de Castellane et de Vincent-Anne de Forbin-Maynier, baron d’Oppède, le château et les terres de La Verdière entrent dans la famille de Forbin. C’est la branche des seigneurs de La Fare et d’Oppède issue de la grande famille de Forbin originaire de Marseille qui fit fortune dans le commerce maritime, des esclaves, des draperies… et qui s’illustra, plus tard, dans la magistrature, l’armée, le clergé … A la révolution de 1789, le château devait être détruit mais on ne trouva pas d’entrepreneur pour le démanteler et le marquis de Forbin, un temps émigré, recouvra son bien et le réhabilita. C’est ainsi que le château resta dans la famille jusqu’au milieu du XX° siècle. La région, le département, la commune n’ayant pas pu ou voulu s’en porter acquéreur, il fut vendu et revendu puis enfin, depuis quelques mois, ré-ouvert au public par son nouveau propriétaire. Le village, cependant, a continué sa vie à côté du château. Le village a peu changé depuis le XVI°siècle, serré autour du château. Les guerres de religion qui n’ont pas épargné notre région eurent pour conséquence un regroupement de la population inquiète pour sa sécurité dans les hameaux isolés et qui se réfugia à l’abri des remparts et y construisit leurs maisons. De cette époque datent les maisons construites à l’a pic du piton calcaire, en arc de cercle autour d’un château qui est devenu, après agrandissement, le lieu de résidence des familles seigneuriales qui l’ont, tour à tour, possédé. D’une population de 2 400 habitants en 1678, La Verdière passa à 940 habitants en 1896 et à moins de 500 à la fin du XX° siècle. Depuis quelques années, la population est en forte augmentation et elle atteint, maintenant, le niveau qui devait être le sien en 1880, à la différence, cependant, qu’à cette époque il y avait de nombreux commerçants, de nombreux artisans, un hôpital ( une Charité et un Hospice), une vie active et industrieuse. Si le XX° siècle connut l’électrification, l’adduction d’eau, il marqua l’assoupissement d’un village replié sur lui-même, vivant surtout d’une viticulture qui disparaît petit à petit, touchée par l’exode rural. L’urbanisation du début du XXI° siècle n’a pas encore réussi à donner l’élan d’une bourgade dynamique dont, d’autres, mieux placées près d’un réseau routier ou ferroviaire, ont profité. Christian Laurans.
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