L’histoire du village de La Verdière se confond avec l’histoire de son château pendant des siècles. Les archives témoignent des rapports souvent conflictuels qui ont opposé les familles seigneuriales à la population, une population dépendante du seigneur pour sa sécurité, son quotidien mais, qui, à l’occasion sait s’opposer et arracher des droits en compensation de privilèges qu’elle juge, parfois, exagérés. C’est ainsi que, lorsqu’au XV° siècle, les Castellane, une des familles les plus puissantes et des plus anciennes du royaume de France, décident de faire des agrandissements du château, les habitants s’insurgent contre ces travaux qu’ils estiment d’agrément alors que les accords passés avec le seigneur ne les contraignent qu’à des corvées d’entretien. Ils obtiennent donc, du seigneur, des droits de pâturage, de glanage… L’existence du château, sa prépondérance dans la vie de la paroisse a donc fortement pesé sur le quotidien d’une communauté villageoise qui eut l’opportunité, à la révolution de 1789, d’acquérir une grande partie des biens seigneuriaux qui furent vendus comme Biens Nationaux, le Marquis de Forbin ayant été accusé d’avoir choisi d’émigrer. Forbin étant rentré dans ses droits après avoir fait valoir, devant les tribunaux, qu’il n’avait pas émigré, put reconstituer une partie de son patrimoine en rachetant les propriétés dont il avait été spolié mais la commune, en revanche, sut garder les terres qui font, aujourd’hui, le patrimoine forestier de La Verdière. Si Celtes (Oppidum de Bousque-Boulène), Gaulois, Gallo-Romains (quartiers St Pierre, ND d’Eglise)occupèrent, tour à tour, les collines de chênes verts et blancs en un habitat dispersé dont les traces sont encore visibles, les Verdièrois, jusqu’au XV° siècle, n’avaient que peu de liens avec ce donjon qui dominait le piton calcaire, emmuré derrière ses deux remparts imprenables. En effet, le donjon des Castellane n’abritait qu’une garnison de trois cents soldats, au maximum, qui avait pour rôle de garder la route qui va de l’Italie à l’Espagne. Les seigneurs de Brauch (aujourd’hui La Mourotte), de Montbrien (St Jean), régnèrent en leur temps sur de petits territoires mis en valeur par des paysans pauvres qui cultivaient des céréales, élevaient des moutons et des porcs pour les plus aisés, ramassaient amandes et olives, et vivaient difficilement sur une terre aride et pauvre. Lire la suite
L'église paroissiale de l'Assomption
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L'église paroissiale de l'Assomption, classée monument historique, est accolée au château qui communique avec elle par un escalier intérieur. Elle résulte également d'une reprise de la chapelle castrale qui s'y trouvait au moyen âge. Ce magnifique ensemble architectural ne doit pas faire oublier l'ensemble du riche patrimoine dont est dotée cette commune, ainsi la tour de Bellevue, le château Notre-Dame et ceux de la Vicence, la chapelle Notre-Dame de Santé, lieu de pèlerinage depuis le XVe siècle, dont la tradition rapporte qu'elle contient une pierre rapportée de Jérusalem en 1655 par un religieux, au retour de son pèlerinage.
Petit historique....
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